Ventilation insuffisante, inexistante ou mal entretenue, air intérieur pollué par de multiples substances toxiques, l’amélioration de la QAI dans les écoles est un sujet majeur de santé publique. Quelles sont donc les solutions possibles ?

 

Capteurs de Mesure qualité de l'air

 

Un contexte règlementaire à la hauteur des enjeux de QAI pour les enfants ?

Est simplement obligatoire, la vérification basique des dispositifs d’aération – notamment à savoir si les fenêtres sont accessibles et manœuvrables – et de l’état des bouches de ventilation si existantes. Ensuite, quatre formules sont à remplir respectivement par l’équipe pédagogique, par le personnel d’entretien, par l’équipe de gestion de l’établissement, et par le personnel des services techniques. Ils visent à sensibiliser et établir un mini diagnostic et incitent à des actions d’amélioration.

Il n’y a pas vraiment obligation d’entreprendre des mesures pour connaître la réelle qualité de l’air dans l’école. Ces dispositions concernent les établissements d’accueil collectif en crèche et maternelle (25 000 environ), et les écoles élémentaires (38 000 environ) et depuis le 1erjanvier 2020, sont concernés les accueils de loisirs (33 000) et des établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré (17 000). Enfin avant le 1erjanvier 2023, les autres établissements (ERP).

Comment faire mieux ? Suivre en continu le confort et la qualité de l’air

Mesurer et alerter est possible de façon très simple avec la pose d’un petit capteur, par classe, permettant d’avoir une mesure en continu des paramètres fondamentaux du confort : température, hygrométrie et CO2. Une pose sans fil qui permet une installation en quelques minutes par classe. La mesure effectuée, disponible en continu, permet d’alerter le maître ou la maîtresse d’école ou bien encore le responsable de l’école ou des services techniques par son smartphone. Un voyant de couleur est aussi disponible sur le capteur pour une alerte visuelle directe.

Lorsque la teneur en COest dépassée, il existe des gestes simples pour le renouvellement d’air comme l’ouverture des fenêtres qui peuvent être effectués immédiatement. Il est aussi possible d’historiser les dépassements de seuils CO2 et de mettre en priorité les actions de remédiation sur les lieux et établissements scolaires les plus exposés.

Visuel du capteur COMFORT par Ubigreen

La teneur en COn’est pas complètement suffisante pour garantir à 100% que les polluants ne sont pas en excès dans la salle de classe occupée. Mais c’est un pas très important et au final peu coûteux, qui garantit et protège des effets négatifs d’une trop forte concentration en CO2 – perte d’attention, migraine et fatigue sous diverses formes notamment. C’est aussi une étape importante vis-à-vis de polluants endocriniens comme les COVs qui, même s’ils ne sont pas mesurés, seront éliminés par le renouvellement d’air à une fréquence adaptée en fonction de l’occupation de la salle.

La remédiation est aussi possible : ventilation et purification d’air

Selon l’Ademe, seulement 50 % des crèches sont équipées d’un système de ventilation et 15 % des écoles en sont équipées… partiellement. Des solutions existent pourtant mais avec des coûts de matériels et de mise en œuvre plus conséquents. Deux solutions sont possibles, la ventilation simple flux et la ventilation double flux. Dans les deux cas, pour assurer un renouvellement d’air suffisant, quand c’est nécessaire, un pilotage intelligent en fonction de l’occupation, des activités et de la teneur en CO2, est préconisé par les experts du domaine. Et surtout avec un débit de renouvellement suffisant de l’ordre de 25 m3/h lorsque la pièce est occupée.

Pour éliminer COVID et autres virus ou bactéries, des systèmes de purification d’air efficaces peuvent aussi être installés et de préférence par classe. Là encore, le système choisi se doit d’être performant, efficace et certifié mais les coûts d’achat sont non négligeables. Différentes technologies existent, il convient également de bien étudier ce qui est acceptable pour le confort humain, et la filtration avec des filtres à haute efficacité est encore la solution à privilégier.

Dans tous les cas, le système de ventilation ou purification doit être maintenu en bon état de fonctionnement : changement régulier des filtres et vérification des débits sont indispensables. Un cout d’entretien est à budgéter car garant du maintien de la bonne QAI.