L’efficacité énergétique des bâtiments est le premier poste d’investissements climatiques

L’étude « Panorama des financements climatiques en France en 2011 » réalisée par CDC Climat Recherche, filiale de la Caisse des Dépôts dédiée à la transition énergétique, présente et analyse les dépenses en investissement réalisées en France en 2011 qui ont contribué directement ou indirectement à la réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES), qui correspond aux dépenses d’investissement en infrastructures (EnR, bâtiment HQE, transports etc.) L’efficacité énergétique des bâtiments est au cœur de cette étude.

Cette étude dresse donc un panorama de ce qui est fait actuellement en France pour améliorer l’efficacité énergétique et révèle que l’efficacité énergétique des bâtiments est le premier poste d’investissements climatiques. Le financement de la transition énergétique est une question centrale pour laquelle les données disponibles sont souvent partielles. Ce rapport permettra de nourrir le débat actuel en fournissant des données factuelles sur l’ensemble du territoire français.

22 milliards d’euros d’investissement dont la majorité par le secteur privé

Cette étude recense 22 milliards d’euros d’investissement dans des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France en 2011. Tous secteurs confondus, les énergies renouvelables (EnR) représentent un investissement de 9 milliards d’euros dont les subventions à l’investissement représentent 1 milliard d’euros. D’une manière globale, les opérations liées aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique sont principalement – pour les 3/4 des montants – opérées par des acteurs privés. L’efficacité énergétique est le deuxième poste d’investissements climatiques selon cette étude, pour un montant global de 8,3 milliards d’euros. La part de subventions et de prêts concessionnels – donc ce qui a un coût pour le secteur public – représente alors 2,3 milliards d’euros. Ces investissements sont concentrés dans le secteur du bâtiment (6,7 milliards d’euros dédiés à l’efficacité énergétique).

Estimations de dépenses d’investissement climatique par secteur en France en 2011

Tableau 1 - Etude CDC Climat

Tableau des estimations des dépenses d’investissement climatique par secteur en France en 2011

Source : CDC Climat Recherche – Panorama des financements climatiques en France en 2011

Illustration des liens entre les sources, les secteurs et les types d’opérations financées

Tableau 2 - Etude CDC Climat

Illustration des liens entre les sources, les secteurs et les types d’opérations financées

Source : CDC Climat Recherche – Panorama des financements climatiques en France en 2011

Cette illustration montre que les énergies renouvelables (9,1 milliards d’euros) représentent un montant comparable avec l’efficacité énergétique (8,3 milliards d’euros). Le secteur du bâtiment est celui qui bénéficie le plus d’investissement – près de la moitié des flux (10 milliards d’euros). Cela peut notamment s’expliquer par le relatif retard français dans ce secteur par rapport à ses voisins européens. Le secteur privé est quant à lui le premier investisseur avec 11 milliards d’euros devant le secteur public avec 5 milliards d’euros.

L’efficacité énergétique est le deuxième poste d’investissements climatiques, pour un montant global de 8,3 milliards d’euros.

Focus sur le secteur du bâtiment

L’étude CDC Climat Recherche révèle que le secteur résidentiel tertiaire est le premier consommateur d’énergie finale en France en 2011 (40% de la consommation totale) et représente 19% des émissions françaises. Il constitue un gisement important de réductions de consommation d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre, notamment par la rénovation thermique (RT) des bâtiments existants. Le caractère diffus du secteur complexifie la mise en  oeuvre de ces réductions, et nécessite le déploiement d’outils.

Le Grenelle de l’Environnement accorde une place essentielle au secteur résidentiel-tertiaire, et fixe l’objectif de réduction des consommations d’énergie primaire du parc de bâtiments existants d’au moins 38% d’ici 2020. Des objectifs de rénovation sont fixés aussi bien pour les bâtiments de l’État, que le parc de logement locatif social ou privé, avec des dispositifs spécifiques pour les ménages précaires énergétiques. La construction de bâtiments basse consommation (BBC) et de bâtiments à énergie positive (BEPOS) doit être généralisée respectivement d’ici 2012 et 2020.

Le secteur doit aussi contribuer aux objectifs généraux d’incorporation des EnR (23% de la consommation finale brute d’énergie, fixée par le paquet Energie-Climat) et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’un « facteur 4 » (réduction de 75% des émissions de 1990 à 2050).

Le montant de 22 milliards d’euros d’investissement annuel – hors nucléaire – est en-dessous des besoins identifiés dans le cadre du Débat National sur la Transition énergétique (DNTE). Des marges de progrès sont encore à prévoir.La performance environnementale doit être envisagée d’une manière globale, de la collecte des consommations d’énergie, de la détection des fluides et surconsommation jusqu’à l’analyse énergétique et l’exploitation métier des mesures, sans oublier l’accompagnement au changement des comportements des occupants (management environnemental). Avec son offre globale intégrant l’Audit, le Conseil, la Solution et l’Accompagnement, la solution de gestion énergétique Ubigreen Performance, propose à ses clients de traiter la démarche d’efficacité énergétique dans son ensemble.

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