Confrontés à de sérieux défis budgétaires, les hôpitaux doivent rapidement réduire leur facture énergétique tout en préservant la qualité des soins prodigués. L’enjeu est de taille mais des solutions existent. Eléments de réponse.

 

Consommation d’énergie des hôpitaux : 320 kWh par m2 et par an

Par nature, les hôpitaux sont de très gros consommateurs d’énergie. Climatisation des chambres, blocs opératoires, appareillages médicaux, radiologie, laboratoires cuisine, blanchisserie (…) sont autant d’éléments plus énergivores les uns que les autres. En atteste une consommation énergétique moyenne estimée à 320 kWh par m2 et par an, le secteur sanitaire et social représentant à lui seul 11% de la consommation d’énergie du tertiaire (ADEME).

Jusqu’à 10% du budget d’un établissement de santé

Selon les estimations, l’énergie représente aujourd’hui de 5 à 10% du budget total d’un hôpital (IEPF). Problème, l’exercice moderne de la médecine, les exigences en matière de soins comme de confort des patients, le vieillissement de la population et la multiplication des innovations médicales vont littéralement faire exploser la facture énergétique. Et l’augmentation des tarifs des énergies annoncée pour les années à venir va encore aggraver la situation.

L’enjeu : réduire la facture énergétique des hôpitaux

L’enjeu est majeur, considéré comme tel par 95% des responsables d’établissements publics de santé (EHESP), 77% d’entre eux jugeant d’ailleurs l’isolation de leurs locaux moyenne ou insuffisante. Or, s’il paraît difficile de rénover sans attendre tous les établissements hospitaliers, de même qu’il semble impossible d’abaisser les coûts de l’énergie, des solutions existent pour optimiser la consommation d’énergie et réduire ainsi la facture énergétique des hôpitaux.

Un plan d’action pour améliorer son efficacité énergétique

Ces solutions portent un nom : l’amélioration de l’efficacité énergétique. Un hôpital peut rapidement améliorer son efficacité énergétique en mettant en œuvre un plan d’action en plusieurs étapes. La première, c’est l’audit de performance énergétique qui va identifier les différents postes de consommations d’énergie, les pertes constatées et, par déduction, les axes d’amélioration. Si certains postes pourront difficilement réduire leur consommation, d’autres le pourront.

Des actions concrètes sur tous les postes

Deuxième étape, la mise en place d’équipements affichant ou apportant une meilleure performance énergétique intrinsèque : amélioration des systèmes de climatisation, maîtrise des apports internes et externes de chaleur, choix d’une température adaptée, mise en place d’équipements à faible consommation, meilleure régulation du chauffage, mise en œuvre d’énergies renouvelables, contrôle et optimisation de la distribution d’énergie, gestion intelligente des bâtiments, etc.

Monitoring énergétique : évaluer et maîtriser sa consommation d’énergie

Bien sûr, certains éléments sont plus coûteux que d’autres à mettre en œuvre mais la maîtrise des consommations d’énergies existantes paraît essentielle. D’où l’importance de se doter d’indicateurs et de systèmes pour évaluer les consommations d’énergies, avec objectifs de réduction ad hoc. A la clé, des rapports réguliers pour suivre et analyser l’évolution des consommations et dépenses énergétiques, sensibiliser les utilisateurs du lieu. Un volet comportemental paraît en effet indispensable : auprès des personnels soignants ou non qu’après des patients. Des gestes simples peuvent faire la différence !

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